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A une semaine du premier tour de l’élection présidentielle de notre beau pays, on se surprend à découvrir ou redécouvrir les candidats secondaires souvent relégués au rang de figurants.

Le dernier en date, c’est Philippe Poutou. Tellement sympa, tellement simple, tellement représentatif du peuple qu’on en oublie qu’il pendrait la moitié de la population française à des crocs de boucher s’il était élu.

La campagne est descendue tellement bas, qu’on oublie également que le but n’est pas de voter pour quelqu’un qui ressemble au peuple, mais pour quelqu’un qui fera quelque chose pour le peuple.

Nous sommes à ce point perdu, refusant Hollande et ne pouvant plus imaginer Sarkozy à la tête du pays, que tous les extrêmes se faufilent vers la troisième place quand le grand gagnant sera l’abstention et que les deux « grands » se partageront la seconde place.

Ainsi, si Mélanchon et Le Pen mobilisent, on remarque en parallèle que Philippe Poutou accroche l’attention au delà de quelques illuminés nostalgiques des purges communistes. Il est relayé par les médias et on se surprendrait presque à imaginer un monde mis entre les mains d’égalitaristes qui ont sur les mains au moins autant de pauvreté et de sang que les capitalistes.

Alors attention, la semaine prochaine, quand vous mettrez le bulletin dans l’enveloppe. Si l’élection présidentielle est l’élection d’un Homme avant tout, n’oubliez jamais de regarder à quel parti il appartient, ce que ce dernier propose et quels sont ses antécédents. Si les leaders n’ont rien de neuf à proposer, si le changement est inévitable, attention quand même à ne pas donner trop de poids à des personnes trop déconnectées de ce que peut être la gestion d’un pays.

De tous les maux, nous devrons choisir le moins pire, nous sommes bien d’accord là dessus. Notre responsabilité sera donc de limiter les dégâts, c’est la seule chose que nous ayons peut-être encore entre les mains.

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