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Y’en a un peu marre de ne parler que de Sarkozy, de la droite, du PS, des primaires et tout ce bordel. C’est triste et en plus il fait pas beau. Du coup, on a pas le moral ici.

Heureusement, en Italie, ils ont Silvio Berlusconi. Silvio, c’est un président du conseil vachement sympa, rigolo, blagueur, le roi de la fête, qui s’entoure de prostituées, parfois mineures, et qui paie Ruby sur l’ongle. Souvent imitée (par des footballeurs) mais jamais égalée, la dernière Berlusconnerie en date concerne des escortes (des filles de joie gardes du corps en français) s’habillant en sœur bonnasse, qui, après leur strip-tease, se font passer le crucifix un peu partout par le Cavaliere, avant qu’il monte en selle.

Ben oui, avec un crucifix classique, si vous ne le clouez pas au mur, c'est dur de le faire tenir tout seul !

Bon, le crucifix en objet phallique, je pense que c’est pas le premier, par contre ce qui est sûr, c’est que c’est pas le plus discret. D’ailleurs, tout ce qu’il a fait lui pète petit à petit à la gueule. On se demande bien pourquoi, et je voudrais signaler au passage que ce sont tous des ingrats, après avoir pris l’argent et les cadeaux qu’il lâchait dans ses soirées hardcores d’Arcore, franchement… pas cool. Perso, je les inviterais plus !

Cette révélation nous permet aussi de mieux comprendre maintenant pourquoi il s’était battu il y a deux ans pour maintenir les croix dans les écoles, allant jusqu’à se promener avec un gigantesque crucifix dans les bras (sûrement de retour d’une soirée). Mais à trop écouter les ZZ Top, c’est plutôt avec la gueule de bois qu’avec le bois du crucifix qu’il risque de se réveiller le Silvio.

ZZ Top – Woke up with wood – 1985 – Afterburner (non ça c’est le titre de l’album…)
 

Lâché par l’Église, qui a dû bien se goinfrer pour fermer les yeux jusque là, humilié et humiliant, Berlusconi force l’Italie à compter les jours jusqu’en 2013 qui marquera la fin de son mandat (s’il tient jusque là) puisqu’il a dit qu’il ne se représenterait pas (ha bon ?). Sachant que ça sent la fin de règne pour Sarkozy en France et qu’il nous a mis la honte plus qu’à notre tour au niveau international, on ne peut même pas imaginer ce que peuvent ressentir les italiens aujourd’hui.

C’est simple, avec ses frasques et une richesse personnelle estimée de presque huit milliards de dollars, la troisième fortune d’Italie fait passer notre président pour un smicard amateur qui traîne avec des gens trop riches pour lui, incapable de faire éclater de véritables scandales et pire, pire… pour un père de famille respectable.

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