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Parce que « c’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ! », je vais donc l’ouvrir sur un sujet dont je me fous complètement : le foot !

La polémique fait rage sur l’hôtel des bleus, jugé bien trop cher en pleine période de crise. On entend même que les joueurs devraient payer leur chambre et ne se faire rembourser qu’en cas de qualification.

C’est ridicule, car ce sont des frais de déplacement et d’hébergement, frais que tous les clubs payent à leur joueurs. Comment refuser aux bleus, ce qui est admis dans tous les autres clubs ?

Vous me direz, c’est trop de dépenses pour du sport. Là je répondrai que le foot c’est bien l’opium du peuple, même si, comme le disait Jean-Luc Mélanchon cette semaine (il a un nom rigolo lui) : « ne mélanchon pas les torchons… Ça m’a toujours choqué de voir des RMIstes applaudir des millionnaires ».

Alors que l’on déduise dès le départ ces sommes des montants qui seront versés aux joueurs, je suis bien d’accord, mais là on est plus dans un problème de communication car l’argent viendra au global de la même caisse. Donc c’est juste une maladresse de communication.

Parce que franchement, que les français qui vont se passionner pour cette coupe du monde on se demande bien pourquoi aient à redire sur les frais d’hébergement des joueurs qu’ils regardent avec ferveur, serait déplacé à l’heure où, pour ne citer qu’un exemple, l’on apprend que Christine Boutin (je prends volontairement quelqu’un que tout le monde déteste) est payée plus de 9.000 euros nets depuis avril pour un rapport sur la mondialisation.

Quoiqu’il arrive, les français feront plus d’efforts durant cette coupe du monde que Christine Boutin (notre Susan Boyle qui ne chante pas), qui reprendra trois fois des chips pendant les matchs de l’équipe de France et qui n’aura même pas le bon goût à la fin de son rapport pipo de se racheter des fringues.

Alors laissez les bleus se reposer, si vous ne passiez pas votre vie devant votre télé à regarder les pubs avant, pendant et après les matchs et télé-foot, on n’en serait surement pas à ce stade de démesure. Quand on place un chat en haut d’un arbre, on ne vient pas pleurer qu’il nous pisse dessus et qu’il nous griffe pour ne pas redescendre.

Par contre, je suis d’accord pour que les joueurs supportent seuls les frais de transport des prostitué(e)s acheminé(e)s sur place, ainsi que leurs frais de bouche. Quoiqu’on pourrait leur rembourser une partie, car ce repas tiré du sac est nécessaire pour qu’ils évitent de chopper le SIDA dans un pays rongé par cette maladie, où l’espérance de vie ne dépasse pas 42 ans.

Finalement, cette coupe du monde c’est un peu comme un Paris-Dakar, sauf que les racistes sont déjà sur place !

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