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Voilà près d’un an que les européens scandent « Obama Président !! ».

Il semble évident que le choix entre Mc Cain et Obama n’en est pas un, pourtant, il n’est pas une fin en soi et il convient maintenant de se demander ce qu’a vraiment le sénateur de l’Illinois dans le ventre.

Quelles réformes aura-t-il vraiment le courage de faire ?

Quelle sera sa position sur l’Irak une fois aux commandes, avec ce que cela implique ?

Quelle sera son attitude face à l’Iran ?

L’Afghanistan va-t-il rester le lieu symbolique de lutte contre le terrorisme ?

La sécurité sociale va-t-elle faire un pas en avant dans ce pays sous-développé alors qu’elle recule chez nous ?

Les américains près du seuil de pauvreté (et je vous laisse lire les nombreux ouvrages qui définissent ce seuil, bien loin des idées reçues) seront-ils toujours obligés de cumuler 2 ou 3 jobs précaires pour nourrir leurs enfants, ou pour vivre tout simplement, sans retraite décente, jusqu’à la mort ? Et non pas parce qu’ils ont le goût de l’effort ! (qu’on leur mette 5 semaines de congés comme chez nous et on verra s’ils les refusent)

Y’aura-t-il un nombre de jours de congés minimum, inexistant aujourd’hui (rien n’oblige un employeur à donner des congés) ?

Les taux d’emprunts à la consommation redescendront-ils en dessous de 30% ?

Le capitalisme dans son actuelle splendeur sera-t-il pour le moins reglementé ?

Quelle sera son attitude face à la Russie ? Face à la Chine ? Face aux actuels financeurs de la dette publique ?

Les sirènes d’Al Gore trouveront-elles un ec(h)o-citoyen ?

Les normes IFRS seront elles purement et simplement redéfinies alors que les européens ne jurent que par celles-ci, ayant sacrifié leurs normes comptables sur l’autel d’une pseudo transparence qui ne fait qu’accroître la volatilité des marchés ?

Bref, les questions sont nombreuses et les défis majeurs.

Les attentes sont réelles, la pression énorme, et peut-être bien trop grande pour un homme dont on sait très bien que, seul, il ne pourra que difficilement infléchir l’inertie de cette machine destructrice, pour les autres aussi bien que pour elle-même.

Il ne faudrait pas qu’Obama ne reste qu’un symbole qui ne pourrait nous rétorquer devant son incapacité à réformer qu’un piètre :  » je vous jure, tout ceci n’est qu’un Afro malentendu !! »

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