Mots-clefs

J’ai lu la nouvelle aujourd’hui. Une nouvelle sans surprise, Amy Winehouse souffre d’un méchant truc aux poumons et pourrait y passer si elle n’arrête pas les drogues et l’alcool.

J’ai dit pas de surprise, cela ne veut pas dire pas d’émotion. Mais mon émotion à moi est peut être différente. Je n’ai pas de point de vue moralisateur, réprobateur ou pire : morbide.

A ceux qui disent « ha ben bel exemple pour la jeunesse » : je vous dis merde, parce qu’il n’y a rien qui ne donne moins envie de se droguer que de regarder quelqu’un se vautrer dans son vomi dans d’horribles convulsions. Et puis votre jeunesse n’a pas besoin de vos exemples pourris, elle a juste besoin qu’on l’aime.

A ceux qui disent « pauvre Amy j’espère qu’elle a compris la leçon et qu’elle va mener une vie normale » : je vous dis merde également. Quelle leçon tirer ? Quelle leçon recevoir ? Vous imaginez vraiment qu’elle va mener une vie normale avec trois bambins au jardin d’enfants ? Si oui alors avec Jimi Hendrix et Kurt Cobain comme gardes du corps.

A ceux qui attendent les photos trash de ses poumons (crackés plus souvent que le logiciel windows) dans paris match : je vous dis merde sans vous donner de raisons.

J’observe pour ma part, ému et impuissant, le destin d’une étoile s’accomplir. Les souffrances engendrent-elles ce genre de talent ou est-ce l’inverse ? Notre privilège sera de l’avoir vu vivre cette vie éphémère comme on assiste à un discours de Martin Luther King ou à l’assassinat de JFK.

They tried to make you go to rehab, you said no no no a long time ago…

Publicités