Le cycle de la vie… (avec image surprise cachée !)

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Dure semaine pour Nicolas Sarkozy. Une journée seulement après la naissance de sa fille, il perd un de ses meilleurs amis.

Quatre années après avoir été reçu en grandes pompes à l’Elysée et deux ans après avoir fait son discours à l’ONU, Mouammar Kadhafi est mort aujourd’hui à Syrte en Libye, après avoir été arrêté (le fil des évènements est encore confus à cette heure-ci). Pourchassé depuis le mandat d’arrêt émis contre lui en mai dernier par la Cour Pénale Internationale, il avait réprimé la révolte dans son pays, en plein printemps arabe, en tirant dans le tas et en bombardant les Libyens.

Alors pour en revenir à mon introduction, ne tapons pas sur Sarkozy plus qu’il ne faut, ce genre d’hypocrisie est courante dans la gestion internationale du commerce avec les dictateurs. Ce n’est pas le premier ni le dernier, français ou étranger, a avoir ciré les pompes d’un tyran. Cependant, il l’a fait avec un tel zèle, que même sur le moment la presse et le peuple français, habitués à voir passer des dictateurs, s’en sont émus.

La photo du dessus me fait d’ailleurs penser à Sarkozy murmurant à l’oreille de Kadhafi, je pense à l’ONU, mais je ne suis pas sûr et je ne retrouve aucune photo. Cette image là m’avait encore plus choquée que le tapis rouge déroulé à Paris, car on y devinait un Sarkozy chuchotant à Kadhafi quelque chose du genre : “tu vois, ça y est, j’ai réussi à te faire entrer, c’est cool, je te l’avais dit”. Mais je ne dis rien de plus car ma mémoire se brouille et le net ne peut me venir en aide cette fois.

D’ailleurs, l’Elysée aurait fait disparaître les photos de la venue du Libyen de son site officiel dès le début de la révolte en Libye. De plus, sur la page wikipedia de Mouammar Kadhafi, aucune trace de Sarkozy. Étonnant car cette visite en question était à elle seule une visite importante et marquante dans les relations de Kadhafi avec l’occident, et il s’agit bien de la page francophone. Heureusement, une visite sur la page anglaise de wikipedia (traduite ici pour l’occasion – faites une recherche “Sarkozy” dans votre navigateur) me rassure vite. Sarkozy (entre autres !), est bien cité.

Heureusement, la presse en ligne, les blogs et autres endroits du net sont nombreux à relayer ce qui s’est passé et il faut aussi rappeler que pour le moment en France nous pouvons penser, dire et écrire ce que bon nous semble sans être exécuté. Je dis cela pour tempérer ceux qui dénoncent une soit-disant dictature Sarkozy. Il y a une différence entre avoir la mainmise sur tout ce qui draine du pouvoir, de l’information et du fric, et exécuter ses sujets. Nous pouvons goûter cette différence à chaque instant, mais que cela ne nous enlève pas le goût de la (dure) lutte contre tous les abus.

Et dire que la Chine nous emmerde quand on reçoit le Dalaï-lama…

Protectionnons !! Tabernacle…

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J’adore la langue française. Je détaiste les fotes. J’m pa le sms, lol… mdr. Et donc, fort logiquement, je suis pour la protection de la langue française et pour son apprentissage dans des conditions optimums. Je suis aussi pour que l’Académie Française continue d’héberger des personnes âgées sachant écrire et parler pendant les mois d’hiver.

Par contre, j’entends ce jour que la Commission générale de terminologie et de néologie a décidé de ressortir une nouvelle fournée de termes à utiliser à la place de termes anglais.

David Platiniste

Très franchement, protéger une langue est une chose, éliminer la diversité étymologique en est une autre. Pourquoi ne pas supprimer les mots comportant des racines grecques ? Pourquoi ne pas faire comme les Québécois et joindre l’accent à la parole en utilisant un français approximatif du XVIIème siècle, en se mariant entre cousins et en coupant des arbres ? [Se faire des amis au Quebec : fait ! - Énoncer des préjugés hâtifs : fait !].

Michel DJ

Tout ceci est ridicule, d’autant que certains des termes évoqués dans ce rapport sont instinctivement adaptés et remodelés à notre sauce quand on les utilise, et donneront sûrement naissance à des termes mixtes qui seront le français de demain, si le sms ne l’a pas tuer avant.

Par contre, une chose est certaine, la Commission de Terminologie ne cesse de redonner ses lettres de noblesse à un vieux terme français qui n’est pas prêt de disparaître : la branlette intellectuelle !

Cââàaalice... c't'une blague là !!

Le Cinéma en 3D

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Aller, je commence par une blague, c’est pas souvent :

- Tu sais pourquoi les chiens se lèchent le cul ?
- Heu non…
- Parce qu’ils peuvent…
- …
 

Ben pour la 3D au cinéma c’est pareil. Ça sert à rien, mais comme Avatar a fait s’équiper toutes les salles, on est obligés de se taper de plus en plus de films en 3D, parce que c’est équipé et qu’il faut rentabiliser un max et surfer sur la vague. Alors au début c’était les films d’action, après les nanards (bon souvent c’est les mêmes), mais après je suis sûr qu’on pourra même visionner des comédies romantiques en 3D.

Steve Jobs en 3D

Bon, je vais rester honnête, sur certains films d’animation et quelques exceptions, ça peut être sympa . Pas forcément indispensable, mais on se dit : “bon quand même, c’est en 3D, c’est pas mal”. Le concert de U2 reste d’ailleurs ma seule claque en 3D, même si fatigante pour les yeux sur la fin. Ha, c’est pas du cinéma.

Bienvenue chez les Ch'tis en 3D

Pour le reste par contre, pour tirer quelques euros de plus et vendre des lunettes, l’industrie du cinéma ne recule devant aucun sacrifice. Chaque film doit avoir sa scène en 3D. Oui SA scène, car souvent le film n’est pas en 3D et vous pouvez même enlever vos lunettes. Et là, c’est difficile car pour faire percevoir la 3D, faut un vrai spectacle. On peut donc, quand on achète une place pour un film en 3D, s’attendre à des choses comme ça :

- Un personnage tombe dans le vide à travers une fenêtre en verre fin qui explose en 187.000 millions de morceaux (oui, la fenêtre en bois avec double vitrage, ça marche moins bien)

- Une flèche/balle… est tirée vers le spectateur surpris (film d’action)

- Un coup de hache/d’épée… est donné en direction du spectateur au souffle coupé (film d’action)

- Un bouquet de fleurs est lancé vers le spectateur (comédie romantique, la spectatrice qui essayera de rattraper le bouquet en giflant son voisin, au milieu d’une salle pleine, sera sûre de ne pas se marier dans l’année, et ne reviendra plus)

- Un poney/cheval/bison… est lancé à vive allure vers le spectateur (documentaire animalier d’action)

- Un Jedi vert, ascendant ninja, tournoie dans les air avec un sabre laser (Drame familial interstellaire. Patience, y’aura bientôt un article sur les Jedi$)

Yoda en 3D

- Un son rauque sort du respirateur artificiel d’un asthmatique déguisé (3D sonore – à venir, voir ci-dessus)

- Un poney zombie tente de mordre le spectateur (film d’horreur animalier)

Poney zombie en 3D

- Un poney-garrou transpercé par une flèche d’argent tombe dans le vide – vue du haut, action ! – avant de recevoir un bouquet de fleurs – vue du bas et… action (drame romantique d’horreur animalier nanard)

Bon vous pouvez décliner l’exercice à l’infini, ou simplement regarder la liste des sorties de films.

Godzilla en 3D de dos

Ce qui est rassurant, pour une fois dans ce genre de mouvement de masse, c’est que le spectateur a l’air méfiant, voire plus. Sur le site d’un cinéma, je suis tombé cette semaine sur un vote concernant la 3D. La question était “si un film est en version numérique et en version 3D, quelle version allez-vous voir ?”. Seulement 19% répondent la 3D contre 50% la version numérique. Le reste avisera en fonction du film.

Bien évidemment, ce sondage vaut ce qu’il vaut, mais quand même, j’ose y voir une tendance et espère que pour cette fois comme pour d’autres, le comportement du consommateur pourra influencer le comportement des financiers (oui, un réalisateur ne se dira jamais, tiens, je vais faire un film avec une scène 3D au milieu), et non l’inverse.

Et accessoirement... enfin je dis rien... mais vous êtes pas à votre avantage là quand même ! (oui c'est elle qui a essayé d'attraper le bouquet)

Bon aller, bonne journée et que ça ne vous empêche pas d’aller voir des films en 3D, quand ça vaut vraiment le coût coup. C’est quand même une belle invention au départ qui commence à voir de réelles possibilités de mise en place confortable.

Créature du lac noir en 3D

Berlusconus Hereticus dans les flammes de l’Enfer

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Y’en a un peu marre de ne parler que de Sarkozy, de la droite, du PS, des primaires et tout ce bordel. C’est triste et en plus il fait pas beau. Du coup, on a pas le moral ici.

Heureusement, en Italie, ils ont Silvio Berlusconi. Silvio, c’est un président du conseil vachement sympa, rigolo, blagueur, le roi de la fête, qui s’entoure de prostituées, parfois mineures, et qui paie Ruby sur l’ongle. Souvent imitée (par des footballeurs) mais jamais égalée, la dernière Berlusconnerie en date concerne des escortes (des filles de joie gardes du corps en français) s’habillant en sœur bonnasse, qui, après leur strip-tease, se font passer le crucifix un peu partout par le Cavaliere, avant qu’il monte en selle.

Ben oui, avec un crucifix classique, si vous ne le clouez pas au mur, c'est dur de le faire tenir tout seul !

Bon, le crucifix en objet phallique, je pense que c’est pas le premier, par contre ce qui est sûr, c’est que c’est pas le plus discret. D’ailleurs, tout ce qu’il a fait lui pète petit à petit à la gueule. On se demande bien pourquoi, et je voudrais signaler au passage que ce sont tous des ingrats, après avoir pris l’argent et les cadeaux qu’il lâchait dans ses soirées hardcores d’Arcore, franchement… pas cool. Perso, je les inviterais plus !

Cette révélation nous permet aussi de mieux comprendre maintenant pourquoi il s’était battu il y a deux ans pour maintenir les croix dans les écoles, allant jusqu’à se promener avec un gigantesque crucifix dans les bras (sûrement de retour d’une soirée). Mais à trop écouter les ZZ Top, c’est plutôt avec la gueule de bois qu’avec le bois du crucifix qu’il risque de se réveiller le Silvio.

ZZ Top – Woke up with wood – 1985 – Afterburner (non ça c’est le titre de l’album…)
 

Lâché par l’Église, qui a dû bien se goinfrer pour fermer les yeux jusque là, humilié et humiliant, Berlusconi force l’Italie à compter les jours jusqu’en 2013 qui marquera la fin de son mandat (s’il tient jusque là) puisqu’il a dit qu’il ne se représenterait pas (ha bon ?). Sachant que ça sent la fin de règne pour Sarkozy en France et qu’il nous a mis la honte plus qu’à notre tour au niveau international, on ne peut même pas imaginer ce que peuvent ressentir les italiens aujourd’hui.

C’est simple, avec ses frasques et une richesse personnelle estimée de presque huit milliards de dollars, la troisième fortune d’Italie fait passer notre président pour un smicard amateur qui traîne avec des gens trop riches pour lui, incapable de faire éclater de véritables scandales et pire, pire… pour un père de famille respectable.

Obsolescence Programmée – Prêt à jeter

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Si vous êtes pressé, revenez un peu plus tard, aujourd’hui c’est cinéma !!

Je vous invite à regarder en entier le reportage qui suit si vous ne le connaissez pas. Il fait 1h15 et a été programmé sur ARTE en début d’année. Son petit nom c’est “Prêt à jeter” et il porte sur le principe de l’obsolescence programmée.

A l’heure où encore une fois les politiques n’axent leurs programmes et leurs budgets que sur la seule croissance, demandons-nous quelle croissance nous voulons ? Nous, qui sommes les principaux concernés. Ce que nous voulons, nous ! Que conserver de ce que nous avons et à quoi sommes-nous prêts à renoncer pour y parvenir dans d’autres conditions ?

Il est trop facile de dire qu’il faut changer et que tout est mal ou bancal. Il est aussi illusoire de penser que l’on peut, comme ça, cracher dans la soupe et jeter notre enfant dodu avec l’eau de notre bain moussant. Mais il est pourtant nécessaire que chacun réfléchisse et agisse. Par touches successives et modestes, chacun apportera sa pierre, le web se chargeant de donner à ces mouvements une inertie inaccessible auparavant. C’est notre class action à nous contre ce qui semble avoir été intégré à notre ADN à notre insu depuis plusieurs générations.

Car c’est également à nous que revient la mission d’ouvrir les yeux à nos enfants aujourd’hui insatiables s’agissant d’objets jetables (autant, ou plus que nous ?), qui devront pourtant demain poursuivre ce qui s’engage aujourd’hui.

Le changement ne peut s’amorcer fermement ni être durable sans une profonde prise de conscience.

J’insiste sur profonde parce que dans l’ensemble tout ce qui est dit ici est connu et je peux entendre d’ici des “ouais, c’est connu, on sait tout ça”. Mais, souvent, ça s’arrête là et on retourne à notre quotidien en faisant des gros yeux à la machine à café : “tu te rends compte quand même, le monde dans lequel on vit !”. Ces simples remarques ne suffisent pas. Sinon, même notre conscience est vouée à l’obsolescence programmée.

Mais qu’il la ferme donc un peu… Moteur… *clic*noir*Vrrrrrrrrr*…

Sake c’que j’dis !!! Tout va bien !!!

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Je m’baladais sur l’avenue, le cœur ouvert à l’inconnu, j’avais envie de dire bonjour… heu non, j’écoutais France Info dans ma voiture, la tronche en biais, l’haleine douteuse, sans aucune envie de parler à qui que ce soit quand, soudain, mes oreilles ont frémi. Ça parlait du Japon et de la catastrophe de Fukushima.

On semble aller de surprise en surprise lorsqu’on écoute les maigres infos qui nous parviennent sur cet incident pourtant majeur. La phrase qui a retenue mon attention reprenait en résumé ce que l’on disait à la population sur place, à savoir que s’ils venaient à attraper un cancer, ce serait à cause de la peur et pas du tout à cause de la radioactivité, celle-ci n’étant pas plus dangereuse que trois verres de Sake.

Si le procédé de désinformation semble classique, il n’en fait pas moins frémir, jusqu’à nous glacer le sang pour au moins deux raisons.

La première est que le Japon est la troisième puissance mondiale. Si pour Tchernobyl on comprend parfaitement comment tout a pu être caché et minimisé dans une zone politiquement hermétique, en ce qui concerne Fukushima, c’est quand même étonnant, et bigrement inquiétant pour tous les pays fortement équipés en nucléaire. D’autant que le Japon (seul pays touché par deux explosions atomiques – oui, je confirme que par exemple pour la France, les essais en Algérie et à Mururoa ne comptent pas comme de réelles frappes !!) vit depuis plus de soixante ans avec le fantôme du nucléaire, d’ailleurs souvent exorcisé par le biais du cinéma ou du dessin animé.

Première scène d'Akira - film d'animation japonais de 1988, de Katsuhiro Ōtomo, adapté du manga éponyme

La seconde renvoie à l’image que l’on se fait du Japon vu de l’extérieur, s’agissant de l’honneur, du suicide suite au déshonneur, de l’engagement, des samouraïs, du sens du devoir, des kamikazes, enfin voilà quoi. L’image que l’on se fait d’un peuple n’est jamais totalement exacte (non les français ne sont pas tous sales et désagréables pas plus qu’ils ne sont tous des touristes exécrables… heu… enfin bon…), pour autant, tout ceci se base quand même sur quelques vérités culturelles. Ce qui fait froid dans le dos, c’est de se demander à quel point Tepco et tous les intervenants politiques et scientifiques jouent sur ces registres pour maintenir un semblant de cohésion. Dans ce cas, le peuple serait le dernier gardien de cet honneur, poussant le devoir jusqu’à mourir en silence, et le gouvernement japonais pourrait se sacrifier dans la honte en un suicide collectif, accompagné des scientifiques que l’on a eu l’occasion d’entendre bafouiller depuis six mois.

Alors le but de ma démarche, comme toujours ici, n’est pas de faire une dissertation sur le Japon, sur le nucléaire, ou de tenter de faire croire que je maîtrise à fond tous les sujets que j’évoque. C’est justement parce que je découvre plein de choses tous les jours que je m’indigne encore. Le but est d’attirer l’attention, de faire réagir et de pousser ceux qui passeront ici à s’interroger. Comment peut-on, 25 ans après Tchernobyl, constater qu’au final et d’une manière pratique, rien n’a été prévu ? Si aujourd’hui on ne nie plus les faits comme en 1986, on se contente de ne plus en parler. En effet, qui parle aujourd’hui de Fukushima autrement que pour parler d’une sortie ou non du nucléaire, qui parle de Fukushima et de ses habitants ?

Aujourd’hui, donc, après Tchernobyl et Fukushima, on se demande quel rôle et quelle crédibilité pour l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) qui, incapable de prendre des mesures sur place, se contente de relevés approximatifs, voire prend ses informations dans les journaux télévisés japonais…

Comité de Direction de l’AIEA ?

On découvre d’ailleurs aujourd’hui que beaucoup pointaient du doigt les centrales japonaises et TEPCO, et au final on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre la gestion du parc nucléaire mondial et la régulation des marchés financiers. Tout et n’importe quoi jusqu’à ce que ça pète.

Si le nucléaire ne peut apprendre de ses erreurs, quel avenir peut-il avoir ?

Au final, je reviens sur une question courante qui est : à qui profite le crime ?.

Aussi bien pour le financier que pour le nucléaire, n’oublions pas que nous sommes tous indirectement responsables. Pouvons-nous vivre en consommant moins ? Pouvons-nous vivre sans voiture ? Pouvons-nous vivre sans changer de matériel tous les deux ans ? Pouvons-nous arrêter d’acheter des biens immobiliers qui nous endettent au delà du raisonnable pour 25 ans ou plus ? Pouvons-nous imaginer de ne placer notre argent que sur des livrets ou que sur du long terme sans attendre de rendement exagérément supérieur à l’inflation (je reviendrai sur ce thème bientôt) ?

Si la réponse est non, alors nous ne méritons rien de mieux et nous pouvons laisser notre avenir entre les mains de ceux qui nous promettent que l’on ne manquera de rien alors que nous perdons tous les jours un peu plus de nous-mêmes.

Si la réponse est oui, même modestement, même si c’est un frémissement, même si c’est une humble tentative de faire autrement, alors nous pouvons et nous devons nous indigner. Parce que nous savons que nous n’obtiendrons rien de personne, ce que nous voulons, il faudra aller le chercher nous même. Tout ne peut partir que de nous. On ne peut compter ni sur nos gouvernements, ni sur les grands groupes et encore moins sur une intervention divine (aide-toi et le ciel t’aidera).

Progressivement, et en utilisant de plus en plus les armes à notre disposition, nous pouvons faire évoluer les choses. De simples récepteurs passifs jusqu’ici, encore groggys sous les coups incessants d’une société de consommation sous amphétamines, nous pouvons tous devenir des émetteurs et rétablir la vérité sur ce que nous sommes vraiment et ce que nous voulons réellement.

Sommes-nous différents de ce pour quoi on nous prend ?

Comme disait Coluche : “Et dire… qu’il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça se vende pas”

A lire : Interview d’un technicien de la centrale de Fukushima

A lire : Article sur l’honneur perdu de l’AIEA

The Flying Dutchman (Vole Hollande ! Va ! Envole-toi… haut… et pis loin aussi si possible)

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Et voilà, on y est. Le premier tour de la primaire socialiste est passée. La formule trois débats, matin, midi et soir, est à renouveler car les symptômes persistent. Le problème, c’est qu’on en a un peu marre. Même la droite a avoué que c’était bien pour que ça s’arrête et qu’on n’en parle plus, c’est dire !

Cependant, il y a des points positifs, ne soyons pas cruels.

Déjà, Ségolène Royal, beaucoup moins digne que Lionel Jospin dans la défaite, qui préfère pleurer en sortant du Loft plutôt que de se retirer de la vie politique. Mais bon, vu le pot de colle, on est déjà heureux de ne plus avoir à la supporter pendant au moins quelques temps. Fini, terminé.

Attention les enfants !!!!
Attention les enfants !!!!

Montebourg, qui trouvait que le problème de Royal en 2007 était son mari (elle l’a d’ailleurs suivi sur ce point) qu’il a par ailleurs traité de Flanby, devrait hésiter à donner sa voix à l’un des deux puisqu’il est également en désaccord avec Aubry. Le voir se tortiller pour que ses idées subsistent va être drôle, alors qu’il devrait plutôt reporter son élan sur Mélanchon.

Mais le plus drôle est de voir ce matin François Hollande, notre vaisseau fantôme socialiste, faire comme s’il était l’élu. Comme si le fait d’arriver en tête pourrait faire considérer comme un échec pour son parti une victoire de Martine Aubry, pire, une trahison. Il est drôle. Enfin, il le serait si on était pas en train de parler de celui qui veut remplacer Sarkozy pour cinq années en 2012. Et on sait maintenant combien cinq années peuvent être longues !!

En l’écoutant ce matin, j’ai entendu le pantin politique par excellence. La marionnette qui renie déjà en ne parlant de rien d’autre que de se retrouver face à Sarkozy. Il renie car il n’a qu’une petite phrase dédaigneuse pour Montebourg, dont la percée symbolise ce qui préoccupe tout le monde, à tort ou à raison. Il entend la préoccupation et y fera une place, mais tout ceci est dit sur un ton tel qu’on le voit déjà dans son vaisseau volant bien au dessus de tout ça. Tellement haut qu’on se dit qu’il ne peut que s’écraser contre la falaise, que ce soit la semaine ou l’année prochaine.

The Flying Dutchman par George Grie 2006

Alors, je n’appartiens pas au parti socialiste, je n’ai pas voté hier, mais si la semaine prochaine il faut choisir celui qui remplacera Sarkozy, en admettant qu’il n’y ait personne d’autre, et puisqu’il n’y a personne n’ayant une carrure de Chef d’Etat depuis bien longtemps, je me demande si je ne vais pas aller mettre mon grain de sable dans cette machine bien huilée qu’est le gladiateur Hollande et donner ma voix à celle qui dit de lui sans le dire qu’il est tout mou.

“Pour un changement tout mou sans que rien ne change, Votez pour moi, parce que ce serait vraiment pas bien que ce soit pas moi, puisque c’est écrit que je peux battre Sarkozy. Et pis regarde, je fais un beau sourire quand la caméra vient sur moi, je me force pas, je suis sincère. Et pis rassembler, c’est pas un beau programme ?”

Car oui, finalement, je préfère quelqu’un qui n’avait pas forcément envie d’y aller au départ. Ce ne sera peut-être pas beaucoup mieux, mais les arrivistes avec une tête de faux-derche, j’en peux plus…

J’aurais voulu être… socialiiiiiiiiiiiiiste !!!

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Et merde !! On va parler politique… encore…

Ouais mais bon, cette fois c’est sérieux, on vote dans moins d’un an, c’est la crise tout ça et en plus, on peut plus voir Sarko tellement qu’on l’a vu, même ceux qui ont voté pour lui il y a 29 ans n’en peuvent plus. Hein ? Ça fait pas 29 ans qu’il est président ? Ha ben, ça me semble tellement long. Ça veut dire que Chirac aurait perdu la mémoire en moins de cinq ans ? Voilà la preuve que Sarko est un vortex temporel. Même moi j’ai l’impression d’avoir salement vieilli depuis 2007. On nous a volé des années, c’est sûr !!

Bon où en étais-je ? Ha oui, politique, élections, crise, on en a marre. Et quand y’en a marre, on pourrait penser que des malabars avec le crane rasé pourrait trouver des solutions que tous les esprits brillants n’ont pas trouvé. Ces messieurs propres légitimés par la présence d’une femme à leur tête trouvent une crédibilité emmitouflée ayant un aspect que Freud et sa troupe pourraient nous expliquer. En gros, les femmes sont douces, ce sont nos mères, si les femmes gouvernaient ce serait le pied, on s’embrasserait tous sur la bouche et on vivrait dans la paix et la tolérance.

Alors voilà, nous en sommes au point où c’est tout sauf Sarko, même si on considère qu’il a fait des trucs bien, on ne peut juste plus ni le voir ni l’entendre. Du coup, comme c’est calme et que personne ne s’est encore présenté, Bayrou fait sa sieste, le PC a donné les clés à un mec qui passait par là, le PS va annoncer des primaires (oui, je remonte dans le temps, faut vous y faire, je bouge dans le temps, c’est comme ça). Dans ce contexte, Marine Le Pen s’envole dans les sondages, et peu de temps après, on est quasiment sûr que DSK va se présenter.

Tout devient alors très clair. Il y a Sarko, qui peut compter sur un noyau dur de 15%, Marine Le Pen, qui peut compter sur un noyau dur de 15% auxquels on peut ajouter des contestataires qui se rallieront sinon à ses idées au minimum à sa voix, sans pour autant être absous car l’Histoire nous montre que donner sa voix pour de mauvaises raisons à quelqu’un qui ne partagent pas nos idées peut entraîner une gueule de bois de plus de 50 ans, et de l’autre côté, il y a DSK. La voie est royale (non pas Ségogolène !). Il est calme, il a l’expérience qui correspond exactement à la crise que nous traversons, il a une aura internationale, est reconnu, a une stature plus que présidentielle dans la mesure où le Président de la République Française a moins de pouvoir sur le monde qu’un Directeur du FMI, et en plus, il est pas socialiste !

"Je ne suis pas socialiste" - "Rassurez-vous, ici ça n'existe même pas"

Du coup, c’est carton assuré, des primaires balayées, une campagne rouleau compresseur, un Sarko malmené, une Marine Le Pen cantonnée à son rôle. A ce moment, nous sommes tous socialistes. La France a trouvé son président qui ratisse bien plus à droite qu’il ne fait l’unanimité au centre et à gauche de la gauche, mais peu importe, ce sera celui-là.

La suite on la connait. La main dans le sac, le sac dans la main, dans la bouche, des traces sur une robe bleue, un saxophone… ha non, celui là c’est un américian (zut, les américains qui ont exhibé la grenouille perverse odieuse, le porc français, auraient aussi leurs travers sexuels ??). Bref, fini, prison, le kiki comme si l’eau était à 2°C pendant quelques mois et plus de président pour notre pauvre France libertine. C’est bien pour ça que la France s’est intéressée à cette affaire. La même affaire deux ans avant serait passée, sinon inaperçue, en tout cas largement en dessous du niveau sonore atteint cette année. Rien a foutre du scandale, on a mis le peu d’espoir  que nous avions (justifié ou pas, peu importe) en prison. Les américains, non contents de foutre la merde partout réussissaient à enfermer notre président. Car c’était bien comme cela qu’il était présenté les quinze jours précédent son arrestation.

"Vos paupières sont lourdes, vous croyez en moi !"

Perception de l'image de DSK avant - "Vos paupières sont lourdes, vous croyez en moi !"

Perception de l’image de DSK après – “Il faut effacer la dette de la Grèce, et la prochaine est pour moi les gars !”

Suite à cela, encore choqués, il est arrivé quelque chose de fou. Une sensation bizarre. Dans ce flou, dans cette tourmente, nous avons cru que nous étions socialistes !!! Alors on a regardé ce que la primaire allait nous offrir, et nous avons regardé en masse le débat de jeudi dernier (record d’audience), guidés par ce vide, cette illusion.

Et là, ce fut le drame. On s’est souvenu de ce qu’était le PS. Une brochette de gens qui causent, sans chef, sans leader, sans charisme, sans âme. Aussi utile que des lunettes de soleil à un aveugle. Un Montebourgeois coincé du cul, aussi crédible en rebelle que De Villiers, un représentant de paille, un François Hollande grimaçant en prenant la pose devant les caméras, aussi naturel que la bouche de Karen Cheryl ou de Sheila, une Martine Aubry donnant le change, surement payée pour animer le débat qui fut plus un monologue a six voix qu’autre chose, une Ségolène Royale-ment énervante, dont chaque mot prononcé est une souffrance pour quiconque n’est plus en maternelle, et un Manuel Valls, seul crédible de la bande puisqu’au moins lucide mais que personne ne semble avoir vu puisqu’on annonce Hollande et Aubry comme “vainqueurs” de ces débats.

Et oui, nous ne sommes pas socialistes, pas plus que nous ne sommes de l’UMP et pas plus que nous n’appartenons réellement aux extrêmes. Nous ne sommes que des déçus qui avaient entrevus la possibilité d’avoir pour une fois quelqu’un de compétent. Car DSK n’était ni le meilleur, ni le moins énervant, ni le plus populaire, ni le plus proche des gens, non. DSK avait une compétence que nous n’avons connu à aucun chef d’Etat. Ce qui nous manque des anciens présidents n’est d’ailleurs pas leur compétence mais plutôt leur stature, leur capacité à ne pas tourner la France en ridicule à la moindre sortie (les derniers temps calmes de Sarko ne nous ferons jamais oublier sa tremblante constante et ses fautes politiques majeures, et parader en Lybie est un peu fort après avoir paradé en Europe au bras de son ami qu’il était si fier d’avoir introduit là où le doigt d’un dictateur n’a jamais mis les pieds). Et à cette stature mondiale qu’on ne peut pas lui nier, DSK ajoutait une compétence. C’était sûrement un trompe l’oeil, certainement même, mais les sondages ont bien montré que c’était ce qu’il nous manquait, que c’était ce dont nous avions envie d’avoir besoin.

Aujourd’hui, nous sommes orphelins et abandonnés aux anciens démons. Le Pen pour crier notre rage, Mélenchon pour crucifier les banques, le reste pour pleurer. Même les écolos se sont sabordés.

Alors nous voterons… ou pas. Le seul espoir lors du vote sera d’éviter celui de l’autre bulletin, comme d’habitude. Pas de rêve, pas d’anesthésie. DSK, c’était la certitude de pas grand chose de mieux, mais avec un peu d’espoir. On avait beau savoir que c’était vain, ça nous faisait du bien. Là, ce sera opération à sec, sans anesthésie. On est sûr à l’avance que l’on continuera à faire des petits choses à droite à gauche, sans rien changer finalement. Après tout, on peut quand même pas tout changer, si ?

Personne ne se souvient pourtant qu’en 2007, le seul a avoir parlé de la dette des Etats était François Bayrou. Tout le monde se moque du tout mou qui était pourtant le seul qui pouvait battre Sarko et qui est d’ailleurs passé tout près du second tour. Un centriste est vain car il ne peut gouverner qu’avec d’autres partis. Pourtant quelque part, nous sommes tous centristes, regardant les balles voler entre la droite et la gauche, tournant la tête en se demandant bien à quel moment on va s’occuper de nos problèmes, de nos enfants et de notre monde dans son ensemble. Quand retrouverons-nous des valeurs autres que financières et marchandes.

Finalement, nous le savons bien, la solution est à la fois entre nos mains et inaccessible. Il suffirait que nous changions pour que tout change. Ne faisons pas porter à la crise financière tous les torts. Nous sommes le symbole quotidien de ce gaspillage. Nous avons grandi dans le gaspillage. Nous avons organisé le gaspillage. Nous ne pouvons plus accuser nos parents et grands parents indéfiniment. Cette société de consommation est la notre. Cette consommation est la nôtre.

Nous en voulons toujours plus. Toujours plus vite. Les marchés ne veulent rien de plus.

Arrêtons de penser que la solution viendra de la politique. Arrêtons de penser que c’est à quelqu’un d’autre d’apporter la solution. La solution viendra des peuples.

Bon, ça fait un peu communiste comme fin dit comme ça – oui pour moi communiste est devenu un gros mot, de ceux dont la grosseur est directement proportionnelle aux nombres de morts qu’il a engendrés. Mais capitalisme est aussi un gros mot.

Aller, que cette page fasse gigoter un peu vos neurones et ce sera ma pierre à l’édifice, que vous soyez d’accord ou pas.

Et la prochaine fois, je vous parlerai de bourse, mais plus de celles de DSK, promis.

J’aurai ta peau !! (et autres abus de pouvoir…)

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Alors oui, ça fait longtemps que je n’ai pas pris ma plume. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, depuis ma dernière page, j’ai été occupé et préoccupé. Ensuite, j’ai constaté que mon dernier mot sur les forums a été beaucoup lu (quasiment autant que crise d’adolescence) et j’aurais eu de la peine à modifier ma page d’accueil devant un tel succès (^^). Troisièmement, y’a pas de trois…

Non, je ne vais pas vous parler de DSK. Oups, trop tard !

Mais enfin, je suis Gilbert Montagné, je peux pas voir alors je touche !!

… Non, franchement vous en avez pas eu assez ? On vous avait pourtant pas autant matraqué depuis la Guerre du Golfe ©™, le 11 Septembre­ ®™, Ben Laden ©™ et Saddam Hussein©™ réunis (Tous étant des marqués déposées de la Coca-Cola Company ™©®). Je vais passer sur ce sujet, car plus que tout a été dit : de la théorie du complot à la théorie du complot, sans oublier la théorie du complot, non sans oublier au passage la théorie la plus plausible. Tout le monde y a été de son commentaire, et tout et n’importe quoi a été dévasté sur le passage de cette tornade ! Même Jean-François Kahn regrette son nom. Même M. Fukushima est passé inaperçu avec ses remorques pleines de concombres radioactifs. D’ailleurs, même au Japon, il ne fait pas bon s’appeler Kan. Trop, c’est trop !

Il faut se purifier avec des sujets plus légers. Des sujets ou juste un passant lambda subirait des dommages collatéraux. Prenons par exemple… heu, je ne peux pas la citer, j’ai trop peur des représailles. Appelons la Karine. Karine Romano. C’est bien, c’est jovial comme nom, printanier.

Faisons court. Imaginons une femme connue, accompagnée d’un garde du corps dans un grand magasin, une vendeuse qui dit du mal d’elle, des cris des pleurs, un odieux outrage, un licenciement, une polémique.

Jusque là, voilà, on est bien dans l’abus de pouvoir criant et on peut imaginer le peuple crier au scandale. Après tout, il n’y a pas que les hommes politiques qui violent les femmes sans défenses, il ne faut pas oublier les cougars. Cougar étant un terme moche, récent, de notre temps et certainement inventé par des femmes, paradoxe des féministes Chiennes de garde, terme là encore hideux et inventé par des femmes. Mais ne nous éloignons pas du sujet, car si nous n’avons pas là affaire à une femme mûre agitée ou une vieille nymphomane en rut, il reste des faits qui devraient a minima soulever quelques questions de plus sur nos hommes ET femmes politiques.

Eh bien non ! Il n’en est rien ou presque.

Après avoir parcouru quelques forums, quelques sites et leurs commentaires, je reste surpris. Dans une France semblant acquise corps et âme au Front National, tout ceci semble normal. En résumant, une vendeuse qui manque de respect à un client quel qu’il soit, doit être licenciée. Pas punie, pas remise à sa place, non licenciée. C’est normal.

Fou ne méritez même pas le chömache, Fermine !!

Bien sur, une telle attitude est condamnable. Bien sûr qu’un avertissement peut être envisagé. Évidemment que des excuses sont incontournables. Mais un licenciement ? En tant que citoyen lambda, s’il vous arrivait une telle mésaventure, voudriez-vous vraiment imposer le chômage à la personne en question ? Blessé et choqué, je comprends la réponse, l’énervement, les demandes d’excuses, le courrier à la direction… mais encore une fois… un licenciement ?

Alors certes, je mets une réserve sur le passé de cette vendeuse. Si elle a déjà insulté de nombreux clients, il y a matière à estimer la graduation de la sanction pour cette énième récidive, encore que le magasin puisse être lui-même puni pour s’évertuer à recruter des poissonnières pour tenir des rayons de vêtements.

D’ailleurs en parlant de poissonnière voici une image parodiant une personne qui n’a rien à voir avec cette affaire, tirée d’un article de ce blog – C Politic®™©. Juste quand je me mets à chercher des images de poissonnières… étonnante coïncidence… limite boomerang.

Elle va le prendre son ensemble Kookaï la grognasse de parisienne, avant que je lui allonge une avoine, peuchère !!

Toute ressemblance bla bla bla…

J’arrête… les forums !

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Haaaaa… les forums…

Il existe sur le net au moins un forum pour n’importe quel sujet qui vous passe par la tête (si si !! faites un essai pour voir). Étant curieux de nature, je m’intéresse à plein de domaines différents et il m’arrive donc de me retrouver sur des forums de discussion concernant un sujet que j’ai envie de découvrir ou un sujet sur lequel j’ai envie d’échanger, d’approfondir, bref, je m’imagine déjà au coin du feu, en plein débat avec des personnes dont la connaissance fera que la soirée aura été enrichissante.

Oui, alors cela, c’était avant. Au moment des douces illusions. A l’époque où, innocent, je croyais encore à la paix dans le monde et au Père Noël (j’ai d’ailleurs encore un doute sur ce dernier, qui me semble plus plausible que la paix dans le monde).

Car depuis, je me suis inscrit à plein de forums. Les sujets n’ont que peu d’importance pour ce qui m’amène mais ils sont aussi diversifiés que les raisons qui m’ont amené à les consulter. Des passions, des jeux, des questions de débutant, des sujets connus, inconnus, maîtrisés ou non, bref, un panel assez large.

J’ai souvent oscillé entre l’indifférence et la rage, le respect et l’incompréhension en passant par des phases d’abandon. Peut-être ce soir je trouve un début de sagesse ? En tout cas ceci marque la fin de ma participation à des forums telle qu’elle fut jusqu’ici, à savoir constru-a-ctive et motivée.

Pour vous prouver ma bonne foi jusque là, je vais vous énumérer les différentes catégories rencontrées sur “LES FORUMS”, cela vous rappellera surement quelque chose.

Le maitre des lieux : Il y en a plusieurs sortes mais au départ c’est le gourou, l’illuminé, le passionné, totalement dévoué au site qu’il crée. A mesure que les relations entre les clans évoluent, il passe par tous les stades. Souvent, il quittera le site, momentanément ou à tout jamais, trop dégouté par la tournure qu’a pris ce petit site si familial à ses débuts. Il est soit paternaliste soit quasi dictatorial, mais toujours plus ou moins juste et impartial et ayant à cœur de venir à bout de tous les conflits. Le gardien du temple, c’est à dire, le bureau des pleurs.

Le pro, le sage, l’ancien : Une catégorie pauvre par le nombre mais riche par sa qualité. Outre la totale maîtrise du sujet et de ses diverses composantes et annexes les plus sombres, il est capable de répondre à n’importe quelle question. Il semble connecté à toute heure, affiche un nombre de messages à faire pâlir le nouvel inscrit et bénéficie d’un signe distinctif à côté de son pseudo, souvent en rapport avec le thème, montrant que ses galons sont approuvés par le maître des lieux, et que son autorité silencieuse ne peut être remise en question. Il ne sort jamais du sujet, ne déborde pas et ignore les piaillements de la plèbe. On peut tout lui demander, la réponse sera toujours courtoise et complète, en plus de n’être jamais condescendante. Sorte de technicien du SAV.

One in a million comme on dit.

Le membre aux… heu… UN message : Une catégorie bien représentée. Il ne se présente pas, ne donne aucune indication sur ses motivations, pose une question vague sur le sujet, parfois même en langage sms, n’a pas lu une seule page du forum et donc aucun des 127 topics dédiés au même sujet où la réponse a déjà été donnée plusieurs fois dans toutes les langues. Allez, on l’a tous fait une fois sur un sujet où on était pressé d’avoir une réponse, un sujet dont nous ne sommes pas passionnés et sur lequel on ne reviendra jamais. C’est très malpoli car ça revient à prendre part à un repas où on est pas invité, à boire un coup des les verres de chacun et de s’en aller en râlant que le vin est dégueulasse. Car oui en général, le membre au UN message en écrit un deuxième juste pour dire qu’il n’a rien compris à la réponse que pourtant il avait été clair et que sur ce forum, vous êtes tous des cons.

Le mec qui répond à tout, n’importe quoi : Il y en a beaucoup et ils sont la cause de nombreux nervous breakdowns. Au contraire du pro, il répondra selon ses propres avis, ses opinions, ses expériences (souvent imaginaires), des on-dits, sans aucun souci de la vraisemblance technique. Il se fera contredire froidement par le pro dans une réponse à n tirets, où n est le nombre d’âneries énoncées, démontées une à une par des points techniques. Il reviendra à la charge en n tirets, en haussant le ton, arguant qu’il a raison car il a répondu d’un certain point de vue et qu’il n’est pas obligé d’être enfermé dans la technique. Bref c’est le connard qui a envie d’exister. Seulement, comme on est toujours le connard de quelqu’un, on s’y est peut-être retrouvé un jour. L’erreur, s’est de s’y maintenir.

Les savants qui savent, eux : Là encore, une plaie. Vous aurez votre réponse, agrémentée de tas de détails qui mettront en avant à quel point vous êtes débile de poser la question, qu’on ne peut pas poser la question A dans un environnement B si on a un cerveau et que franchement, ce sujet est réservé à des savants et vous feriez mieux d’aller voir ailleurs s’ils y sont. Ce que j’ai fait, mais malheureusement, ils y sont aussi…

Les puristes : Alors ceux-là sont rigolos. Ils peuvent être des pros dans le sens vu plus haut, mais ce sont surtout des intraitables. Là où le pro s’adaptera au novice, à ses contraintes et ses angoisses, le puriste répondra que, pour répondre à sa petite question, le newbie devra construire une station spatiale en uranium un jour de pleine lune pour que son problème trouve UNE VERITABLE REPONSE DIGNE DE CE NOM. Toute autre solution est une insulte. Il peut être agressif mais est avant tout passionné et surtout déconnecté. Il n’est pas méchant et permet même d’entrevoir les tréfonds du sujet qui ne seront abordés que par les plus forcenés.

Les membres sympas : La joie de tous les forums. Ils forment le noyau dur. Leur maîtrise relative associée à une présence en pointillé les rendent humains. Ils accueillent les nouveaux, leur expliquent les rudiments, les forment tels des maîtres Jedi accessibles. Les dialogues se poursuivent souvent par MP puis par mail, voire autour d’un verre si la distance géographique le permet.

Les modérateurs : Ce sont souvent des piliers, nommés parfois malgré eux, parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse. Difficile d’être bon, soit trop dur, soit trop tendre, c’est un poste à double tranchant. Il est vendu d’une manière plutôt honorifique mais c’est le meilleur moyen de se rendre compte de l’impossibilité de vivre ensemble.

Alors pourquoi ce titre désespéré me direz-vous ? Tout simplement parce que le forum est une vision exacerbée d’un regroupement humain. Plus le forum est peuplé, plus il est désespérant. Autant un forum à taille réduite est un plaisir, car rares seront les débordements, autant un forum peuplé suintera les pires sentiments humains.

Dernier exemple en date, le Ramadan. Sur un des forums que je fréquente, un membre a créé un topic pour souhaiter un bon Ramadan à ceux qui le faisaient. Ça partait d’un bon sentiment, surtout quand il tombe dans les mois les plus chauds avec les jours les plus longs. J’ai ouvert la discussion pour jeter un œil, mais il était déjà trop tard. Les renvois à la charte, associés aux remarques à la limite de l’insulte avaient donné à cet espace le goût amer de la défaite de la vie en communauté au profit de celle en communautés.

Le titre du sujet étant “Ramadan”, pourquoi cliquer dessus si on se couche sous un portrait de Sarkozy à Sangatte ou une photo de Brice Hortefeux devant un camp Rom ? Ayant un collègue qui s’adonne à ce jeûne qui force au moins l’admiration de mon estomac, j’y ai plus vu un clin d’œil sympathique qu’un appel à la religion.

Mais bon, ceci est inévitable et n’est malheureusement qu’un faux pas de plus. Il est difficile de rester stoïque devant les réponses débiles de certaines des catégories citées ci-dessus, aussi, j’ai décidé de m’abstenir de participer à la vie de quelque forum que ce soit.

Je vais m’en tenir à la simple lecture, avec au pire consultation des sages. C’est dommage car comme je le disais, je me plais à imaginer de longues discussions sur des sujets improbables avec des personnes de bonne compagnie. Pire, des débats. Mais quel vilain mot, puisque certains en sont arrivés à interdire le débat car, à chaque fois, en cinq messages maximum, Godwin et ses compagnons avaient déjà eu raison du sujet d’origine.

Le Net a cela de terrible qu’il enlève les barrières de l’éducation en projetant les individus les uns aux autres, les laissant se balancer des choses qu’ils n’oseraient jamais se dire dans une discussion de café.

Déjà que les discussions de café n’allaient pas loin, je vous laisse imaginer ce qu’il nous restera bientôt comme débat possible au milieu des 60 millions de journalistes et de spécialistes de tous les sujets, dont malheureusement, ce blog l’atteste, je fais partie…

Le Ramadan et le jeûne en général consistant finalement à mes yeux à prendre un peu de recul sur nos vies et nos acquis en favorisant la réflexion, c’est une bonne occasion pour s’éloigner de la surenchère verbale permanente qui ne s’arrête que lorsque chacun a crié sa vérité plus fort que l’autre.

 

 

 

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